Et si vous faisiez partie des late bloomers sans le savoir ?

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Et si vous faisiez partie des late boomers sans le savoir ?

Vous avez peut-être entendu l’expression « late bloomer » au détour d’une conversation ou aperçu ce terme dans les médias.

Derrière ce terme à la mode se cache une réalité vécue par de nombreux quinquagénaires.

Il existe différentes manières de percevoir sa situation de late bloomer. Pour en faire une belle opportunité de vie, il est possible de s’inspirer d’exemples célèbres et de suivre quelques lignes de conduite.

Late bloomers ?

Late bloomer est une expression qui nous vient d’outre atlantique. On pourrait la traduire par plante à floraison tardive. Une plante qui s’épanouit à contretemps de la saison, qui donne le meilleur d’elle-même bien après les autres.

Appliquée aux êtres humains, cette expression décrit les personnes qui suivent leur propre rythme et se révèlent dans la deuxième partie de leur vie. Il s’agit souvent d’une révélation aux autres mais surtout à elles-mêmes.

D’une certaine manière, pour elles, la vie commence à 50 ans. Cela se traduit souvent par un changement de vie orienté vers plus d’épanouissement personnel et professionnel.

Les désagréments d’être un late bloomer

Dans une société qui privilégie la vitesse et les réussites précoces, les late bloomers apparaissent comme un anachronique éloge de la lenteur. Ils semblent dépassés à l’heure du tout, tout de suite.

Suivant un rythme qui leur est propre, ils peuvent ressentir la désagréable sensation de vivre en décalage avec leur entourage.

Ils trouvent la réussite bien après les autres, à un moment de leur vie où ils pensaient qu’il était trop tard. Ils sont habités par le sentiment d’être passé à côté de leur existence, voire d’avoir raté leur vie alors que le meilleur reste encore à venir.

Les avantages d’être un late bloomer

Être un ou une late bloomer n’est pas sans avantages. Ils se connaissent mieux et ils disposent d’une belle expérience de vie.

Les late bloomers ont davantage de recul sur les vicissitudes de l’existence. Ils ont dû exercer leur persévérance et faire preuve de résilience. Ils savourent leur réussite à leur juste valeur.

S’appuyant sur les travaux de Erik Erikson psychologue en développement, Rich Karlgaard l’auteur du livre « Late Bloomers – The Power of Patience » écrit « l’espace de temps entre 40 et 64 ans représente une période unique où la créativité et l’expérience d’un individu se combinent au désir humain universel de donner un sens à sa vie. »

Ceci explique sans doute que l’âge moyen des fondateurs de start-up à forte croissance est de 45 ans.

Comment savoir si je fais partie des late bloomers ?

Pour savoir si vous faites partie des late bloomers, il existe quelques indices à déceler. En voici quelques uns parmi tant d’autres. Peut-être saurez-vous vous reconnaître.

Indice N°1 : Vous avez consacré beaucoup de temps aux autres, à votre famille ou à votre travail.

Par choix volontaire ou contraint, vous avez laissé de côté vos aspirations personnelles pour vous concentrer sur votre famille ou votre emploi. Maintenant, vous sentez que d’autres rêves vous attendent pour vous épanouir pleinement et autrement.

Indice N°2 : Vous estimez ne pas avoir encore réussi votre vie.

Certes, vous avez réalisé beaucoup de choses au niveau personnel ou professionnel, mais vous avez le sentiment que vous pouvez atteindre des accomplissements plus grands, plus personnels. Ne pas les concrétiser serait une source de frustrations.

Indice N°3 : Vous n’avez pas trouvé votre mission.

Vous êtes toujours à la recherche de ce pour quoi vous êtes fait-e, vous n’avez pas rencontré votre vocation. Même si vous disposez d’une place dans la société, vous ne vous sentez pas à votre place.

Indice N°4 : Vous ressentez le besoin de créer votre vie de manière originale et personnalisée.

Si votre vie ne vous semble pas entièrement accomplie à 50 ans, cela signifie peut-être que vous cherchez une chose qui n’existe pas encore. Il vous reste à rendre réel ce que la société n’a pas prévu pour vous.

 

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Être late bloomer : des origines diverses selon les parcours de vie

Parmi les late bloomers d’aujourd’hui, se trouvent beaucoup de personnes qui, dans leur jeunesse, ont été empêché de suivre la voie qui leur plaisait. Les circonstances de la vie, le contexte familial ou social se sont mis en travers de la route qui leur tendait les bras. Ils ont alors dû emprunter d’autres chemins moins attractifs, loin de leurs aspirations personnelles.

D’autres late bloomers n’ont pas osé suivre leur voie personnelle, ils se sont autocensurés par conformisme, par crainte des jugements extérieurs.

Comme nous le voyons les choix par défaut du passé génèrent souvent les late bloomers d’aujourd’hui. Il vrai que lorsque l’on nous demande de choisir une orientation professionnelle, nous sommes souvent trop jeunes pour repérer notre vocation ou nos talents particuliers.

Par ailleurs, nos aspirations personnelles varient au cours de notre vie. Et parfois, celles d’hier ne nous correspondent plus désormais.

Surgis du passé, ces renoncements et ses options dépassées refont surface, nous invitant à nous révéler dans un épanouissement inattendu et tardif.

Il existe une autre catégorie de late bloomers. Elle est constituée de personnes qui, trouvant tôt leur vocation, ont choisi un chemin difficile et rencontrent le succès sur le tard à force de travail et de persévérance.

Quelques late bloomers célèbres et inspirants

Si vous pensez être une ou un late bloomer, vous n’êtes pas un cas isolé. Bien au contraire, vous vous trouvez même en excellente compagnie. Voici quelques late bloomers célèbres à travers les âges :

  • Aristote s’est pleinement consacré à l’écriture et la philosophie qu’un peu avant cinquante ans.
  • L’artiste japonais Katsushika Hokusai avait 71 ans quand il a peint ses célèbres vues du Mont Fuji.
  • La peintre américaine, Anna Mary Robertson Moses surnommée Grandma Moses commença sa carrière d’artiste à 70 ans. Elle avait abandonné son métier de brodeuse à cause de l’arthrite.
  • Jusqu’à ses 59 ans, la plasticienne Louise Bourgeois a été ignorée par les critiques d’art contemporain. Elle n’a obtenu la reconnaissance du grand public qu’à 71 ans. Aujourd’hui, son œuvre fait régulièrement l’objet de rétrospectives dans les plus importants musées du monde.
  • Longtemps cantonné à des rôles secondaires au cinéma, l’acteur Morgan Freeman est resté inconnu du grand public jusqu’à ses 52 ans. Il a attendu d’avoir 67 ans pour obtenir l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour le film Million Dollar Baby.
  • Après des années à jouer au théâtre, l’actrice anglaise Judi Dench a rencontré le succès au cinéma à 60 ans en jouant le rôle de M dans la série des James Bond. A 64 ans, elle a remporté l’Oscar du Meilleur second rôle féminin pour le film Shakespeare in Love.

A contrario, réussir jeune ne garantit pas de profiter d’une vie épanouie. Combien d’actrices, de chanteurs ou d’artistes ont rapidement rencontré le succès et sont aussi vite tombés dans l’oubli. Le destin d’étoile filante n’est pas très enviable.

Quelques suggestions pour devenir une ou un late bloomer bien dans sa peau

1) Arrêter de se comparer aux autres.

Chacun suit son chemin à son propre rythme, chacun vit ses expériences personnelles.

La vie n’est pas une course, personne n’est en retard ou en avance.

Il n’y a pas de complexes à développer, seulement une existence à vivre le plus pleinement possible à sa façon.

2) Accepter de vivre à son rythme.

Chacun possède son rythme d’apprentissage et de maturation, acceptez-le. Mais attention à ne pas tomber dans le piège de la procrastination. Suivre son rythme ne veut pas dire pratiquer l’immobilisme ou l’excuse facile.

3) Construire sa propre définition de la réussite et la mettre en œuvre.

Il est primordial d’être à l’écoute de ses besoins, de se délester autant que possible des injonctions de la société ou de l’entourage pour retrouver ses aspirations personnelles.

Une fois ce tri effectué, il est alors possible de déterminer un projet de vie réaliste et de se mettre en route pour le réaliser.

Après tout, qui a dit qu’il y avait un âge limite pour réussir, pour prendre ou reprendre sa vie en main, pour trouver sa voie, sa vocation ?